Il arrive un moment où les ajustements ne suffisent plus. Les compromis successifs, les demi-mesures et les correctifs techniques ne répondent plus à la réalité du pays.
La France n'a pas besoin d'un aménagement supplémentaire. Elle a besoin d'une rupture claire, réfléchie et assumée.
La rupture nécessaire n'est ni brutale ni désordonnée. Elle consiste à changer de méthode, de logique et de rapport au pouvoir pour retrouver de la cohérence.
Rompre avec les habitudes d'abord: celles qui diffèrent les décisions, contournent les difficultés et préfèrent l'équilibre partisan à la justesse des choix.
Rompre avec les logiques d'appareil ensuite: gouverner ne peut pas être le prolongement d'une stratégie interne. Cela doit redevenir un service clair rendu au pays.
La rupture suppose du courage. Non pas un courage de posture, mais un courage réel: celui d'agir sans se protéger en permanence.
Je ne propose pas une rupture contre quelqu'un. Je propose une rupture pour le pays.