La démocratie française traverse une crise profonde. Elle ne se résume ni à l'abstention, ni à la lassitude, ni à la colère ponctuelle. Elle touche quelque chose de plus essentiel: le lien entre les Français et ceux qui les gouvernent.
La démocratie ne se restaure pas en opposant davantage les Français. Elle se restaure en recréant une confiance possible.
Beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur parole ne compte plus, que leurs préoccupations sont reléguées, que les décisions se prennent loin d'eux. Ce sentiment alimente une défiance massive qui fragilise nos institutions.
Ce malaise ne doit pas être nié. Il doit être compris avec sérieux. Il appelle une remise en question de nos méthodes, de notre langage et de notre manière d'exercer le pouvoir.
La France n'a pas besoin de divisions supplémentaires. Elle a besoin d'une politique capable d'écouter, de convaincre et de rassembler sans caricaturer l'autre.
Le rôle d'un responsable public n'est pas d'entretenir des fractures. Il est de créer les conditions d'un accord possible, d'une orientation claire et d'une confiance retrouvée.
Ce qui doit changer
Prendre au sérieux la défiance civique.
Refuser une politique fondée sur l'affrontement permanent.
Restaurer une méthode de responsabilité et de respect.
Restaurer la confiance entre les Français et leurs représentants est désormais l'exigence centrale.